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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 17:19

Je dis au revoir, je dis bonjour.

Je vous dit au revoir à Fatizo2 que je n'utilserais plus maintenant que l'on m'impose la nouvelle version. 

Mais vous pouvez continuer de me suivre ici:

http://fatizo.over-blog.com/

et

https://autrementvu.wordpress.com/

et encore

http://fatizo.eklablog.com/

A tout de suite sur ces blogs...

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 19:16

D'ici peu j'écrirai un billet plus long, mais j'ai tellement été bouleversé par ce film que je ne peux attendre plus longtemps pour vous présenter la B.O.

A noter cette rare mauvaise critique, qui bien sur provient d'un journal qui se prend pour l'élite de l'intelligence. Une élite qui se situe très loin de celle du coeur en ce qui concerne l'auteur du papier.

http://next.liberation.fr/cinema/2015/04/14/errements-et-enterrements_1241132

Mais laissons ce type de coté...



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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 21:07

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Le New YorkTimes nous apprend qu'après avoir lu un article sur des recherches menées par les économistes Angus Deaton Princeton et Daniel Kahneman, Dan Price, patron de Gravity Payments, une société spécialisée dans les paiements en carte bancaire basée à Seattle, a décidé  de faire passer son salaire d'1 million de dollars à 70.000 dollars par an.

Les deux économistes disent qu'il existe un véritable seuil psychologique pour le bonheur, et que celui-ci se situe à 70.000 dollars .

Souhaitant que ses 120 salariés puissent accéder au rêve américain et au bonheur par la même occasion, le jeune patron n'a pas hésité à les augmenter fortement  pour qu'ils soient au même niveau que lui. Pour se faire, outre la baisse de sa propre rémunération, il a également décidé de mettre à contribution l'entreprise en redirigeant une grande partie des profits de cette dernière dans les salaires de ses employés.

Price, qui a fondé sa compagnie en 2005 et qui a été nommé entrepreneur de l’année en 2014, a tenu à expliquer aux médias:  « Je vois à quel point c’est de plus en plus difficile de juste joindre les deux bouts et de vivre le rêve américain normal, tout devient de plus en plus cher, surtout dans une ville comme Seattle, et les salaires ne suivent pas .  Je crois que les gens étaient un peu nerveux pour moi, vraiment, a-t-il expliqué. C’est un risque, je crois, à court terme, mais je suis convaincu à 100 % que ce sera formidable à moyen et à long terme. Pour la compagnie et, encore plus important, pour les entreprises privées que nous servons. »

Il faut savoir que le salaire moyen dans cette entreprise est actuellement de 48.000 dollars. Cette augmentation salariale se fera progressivement au cours des trois prochaines années. 

Il faut également savoir que si cette histoire se passe à Seattle, ce n'est pas tout à fait un hasard, la ville étant l'une des plus avant-gardiste sur la bataille du salaire minimum aux USA.

Depuis les années 80, l'écart entre le grand patronat et les salariés est de plus en plus important. De 30 ou 40 fois le salaire moyen à cette époque, on est passé aujourd'hui à 400 ou 500 fois, voir plus. On sait aussi qu'un minimum de puissants à travers le monde détiennent de plus en plus de richesses au détriment du reste de la population. On peut également s'indigner sur les paradis fiscaux, sur l'absence de mesures prises par les politiques pour rénover ce système injuste et malhonnête.   

Et je ne parle pas des médias, ceux qui sont toujours là pour venir nous dire qu'il est normal que les grands talents soient fortement rémunérés, mais étant incapables de nous en fixer la limite et la décence.

Et bien ce Dan Price vient démontrer à toutes ces élites politiques, médiatiques et patronales qui ne comprennent la réussite que par l'argent, et uniquement par l'argent, qu'ils vivent dans un isolement tel que cela ne peut que mal se terminer. Mais leur doctrine ultra-libérale qu'ils récitent depuis environ 40 ans ne peut être remise en question, elle est si parfaite. 

Ce jeune patron vient nous prouver que l'on peut réussir sans être obséder par son compte en banque, que de penser également au bien-être de ses salariés pour aller de l'avant est une évidence si l'on veut que sa société prospère .

Dan Price, un modèle à suivre pour changer de modèle.... économique.

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 20:59

On en prend plein les yeux et plein les oreilles ce soir avec Christina Aguilera, une chanteuse dont je n'admirais que le physique à ses débuts. 

Mais avec  "Back to Basics", un double album sorti en 2006 dans lequel la belle Christina rendait hommage au  jazz,au swing, à la pop, au soul, elle a su démontrer que son talent ne se réduisait pas à ses superbes courbes. 

C'est aussi une voix, de superbes chorégraphies, des costumes, bref tout ce que ne possédera jamais une Madonna (oui je sais , dès que l'occasion se présente je ne peux m'en empêcher).

Chanson que l'on retrouve dans la bande originale de Moulin Rouge .

 

J'adore!!!

 

 

 

 

 

On termine avec cette petite perle.


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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 17:26

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Imaginez un peu le journal "L'Humanité" mettre en avant l'action  de Nicolas Sarkozy tout en dénigrant l'action du Parti Communiste et du Front de Gauche.

C'est un peu le sentiment que j'ai eu ce matin en découvrant sur le site du Figaro.fr un billet qui louait le travail accompli par le tandem Hollande-Le Drian sur la vente de 36 Rafale à l'Inde.

Ce qui parait le plus saisissant, c'est la mise en avant de la différence de méthode entre le Président actuel et son prédécesseur pour arriver à ses fins . Pour cela l'article n'hésite pas à relayer les propos de François Hollande: «Je pense que sur ces affaires-là, il vaut mieux dire la chose quand elle est conclue plutôt que de faire des annonces qui pourraient être contraires à l'intérêt de notre pays et en tout cas, contraires à l'intérêt de l'Inde.».

Pour ceux qui n'auraient pas compris le message, le journaliste du Figaro nous traduit la pensée de François Hollande en nous disant que ces mots sont adressés à Nicolas Sarkozy, lui qui a parfois fait preuve "d'optimisme et de précipitation". Une façon indirecte de prendre position en faveur du pouvoir actuel sur ce dossier pour l'organe de presse qui appartient au groupe Dassault. 

Rappelons que malgré de grands effets d'annonce bien relayés par des médias plus que complaisants, pas le moindre exemplaire de l'avion si cher au groupe Dassault (et aux contribuables) ne s'est vendu à travers le monde  lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy  . Un échec qui résume à lui seul le bilan général de l'action de l'ancien Président, beaucoup de  bruit et de communication pour un résultat calamiteux.

L'article revient également sur la vente de 24 Rafale à l'Égypte en février, précise qu'il s'agit avant tout d'une victoire pour François Hollande, mais aussi de son Ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Le Figaro.fr met l'accent sur les multiples  allers-retours du Ministre entre la France et l'Inde, de son implication mais aussi de sa discrétion.

On voit que Serge Dassault n'est pas un ingrat lorsqu'il s'agit d'affaires. Il en est un qui ne doit pas être de cet avis. Un qui doit bien s'agiter et s'époumoner en découvrant cette nouvelle et tendre complicité entre le pouvoir actuel et le constructeur .

On peut même penser que si le duo Hollande-Le Drian obtient encore deux ou trois contrats aussi fructueux pour le groupe Dassault, le journal de l'entrepreneur pourrait bien faire campagne pour François Hollande en 2017. 

Une réflexion quelque peu ironique bien sur.

Mais à quoi ça tient un journal d'opinion tout de même. Quelques ventes d'armes, et on retourne sa veste.

Elle est pas belle notre démocratie?

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 10:23

 

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Alors que nous sommes deux semaines après le crash du vol Barcelone-Düsseldorf de la Germanwings dans les Alpes-de-Haute-Provence, il parait de plus en plus évident aujourd'hui que cette catastrophe qui a couté la vie à 150 personnes aurait  pu être évité .

L'Allemagne, ce pays qui passe son temps à faire la morale à l'Europe entière en terme de déficit, d'économie, de réformes, ferait bien de suivre les recommandations qui lui sont prodiguées dès qu'il s'agit de garantir la sécurité des êtres humains.

En effet, si l'on en croit le Wall Street Journal,des manquements aux règles européennes de sécurité aérienne ont été repérés en Allemagne en 2014.  C'est l'Agence Européenne de Sécurité Aérienne (AESA)qui a demandé en novembre dernier à Berlin "de remédier à certains problèmes qui durent depuis longtemps".

Le journal américain nous apprend que l’exécutif européen s'inquiétait d'un manque de personnel au sein du LBA susceptible de limiter l'efficacité du contrôle du matériel ainsi que du suivi du personnel, notamment dans le domaine médical et psychologique des pilotes.

 On apprend par exemple que la compagnie aérienne la Lufthansa possède son propre dispositif médical avec  vingt médecins, un nombre insuffisant pour 4400 pilotes. 

Dominique Fouda, porte-parole de l'Agence, a déclaré :"L'AESA a bien constaté plusieurs cas de non-conformité dans l'application par l'Allemagne des règlements européens en matière de sécurité aérienne, en particulier dans le domaine du suivi médical", et de poursuivre  "C'est sur les recommandations de l'AESA que la Commission européenne a engagé fin 2014 une procédure visant à demander des comptes à l'Allemagne"

 Selon un porte-parole de la Commission européenne, "sur la base des recommandations de l'AESA, la commission a fait part des problèmes à l'Allemagne, demandant une mise en conformité"

Ces révélations prennent une dimension tout à fait particulière lorsqu'on connait dans quelles conditions s'est produit le Crash de la Germanwings .

Déjà que l'on se posait beaucoup de questions sur le fait qu'un homme au passé psychologique aussi perturbé que celui d'Andreas Lubitz puisse exercer une telle profession, mais avec ces nouvelles révélations on est en droit de penser qu'il y a d'autres bombes à retardement parmi les pilotes allemands.

C'est encore plus inquiétant lorsqu'on repense à ce que le patron de Lufthansa, maison-mère de Germanwings, Carsten Spohr, a cru bon d'affirmer: "que le copilote était à 100% capable de piloter" un avion. Rappelons tout de même que la Lufthansa nous a appris il y a quelques jours avoir qu'elle avait eu connaissance d’une dépression traversée par Andreas Lubitz alors qu’il se perfectionnait dans son centre formation en Arizona en 2009.

Ces révélations interviennent alors que Germanwings vient de dérouter deux vols en deux jours pour raisons technique et médicale. C'est tout d’abord un vol  entre entre Hanovre et Rome qui a été dévié vers Venise après les malaises d’un passager et d’un membre d’équipage. Le lendemain, un vol ente Cologne et Venise  a été dérouté sur Stuttgart en raison d’une  perte d’huile . 

Les informations qui tombent suite à ce crash doivent nous faire comprendre que le  mythe de l’Allemagne rigoureuse, sérieuse et fiable est peut-être en train de s'écrouler. Que les réformes structurelles qui ont été faites dans ce pays depuis plusieurs années ont détruit ce label de qualité. Qu'aujourd'hui, apparaissent à la face du monde entier les effets les plus pervers de ce changement en profondeur du modèle allemand.

L'économie pour l'économie démontre qu'elle peut être criminelle. 

On comprend mieux aujourd'hui pourquoi le personnel de la Lufthansa était si souvent en grève ces derniers temps, il avait de véritables raisons d'être très inquiet.

Et nous, nous avons de réelles raisons d'être inquiets si l'on doit se soumettre à la volonté du commandant de bord allemand qui veut piloter seul l'Europe .


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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 20:00

"Selma" d'Ava Duvemay.

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L'histoire:

Selma retrace la lutte historique du Dr Martin Luther King pour garantir le droit de vote à tous les citoyens. Une dangereuse et terrifiante campagne qui s’est achevée par une longue marche, depuis la ville de Selma jusqu’à celle de Montgomery, en Alabama, et qui a conduit le président Jonhson à signer la loi sur le droit de vote en 1965.

 

 

 

Cela peut surprendre, mais Selma est le premier film totalement consacré à Martin Luther King.

Hélas, d'un point de vue cinématographique, Selma ne restera pas dans les mémoires à cause d'une réalisation trop académique. 

Ce qui fonctionne avant tout, c'est la force de son histoire et de la vive émotion qu'elle suscite encore aujourd'hui. Quand on pense qu'il y a 50 ans, les Noirs n'avaient pas le droit de voter et se faisaient taper sur la tronche dès qu'ils réclamaient quoi que ce soit.

Ma note: 5,5 sur 10.

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"Un homme idéal." de Yann Gozlan.

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L'histoire:

Mathieu, 25 ans, aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussi à être édité. En attendant, il gagne sa vie en travaillant chez son oncle qui dirige une société de déménagement…

Son destin bascule le jour où il tombe par hasard sur le manuscrit d’un vieil homme solitaire qui vient de décéder. Mathieu hésite avant finalement de s’en emparer, et de signer le texte de son nom...

Devenu le nouvel espoir le plus en vue de la littérature française, et alors que l’attente autour de son second roman devient chaque jour plus pressante, Mathieu va plonger dans une spirale mensongère et criminelle pour préserver à tout prix son secret…

 

 

Dommage, l'idée de départ était excellente, la qualité de l'image démontre que le réalisateur possède un certain talent. 

 Mais quel dommage que le scénario ne tienne pas la route et se noie dans quantités d'invraisemblances. Et puis il y a cette scène de nuit interminable qui n'ajoute rien au film, bien au contraire.

On peut aussi reprocher au réalisateur de trop s'attarder sur son principal protagoniste au détriment de tous les autres rôles qui méritent mieux.

D'après  Pierre Niney, le réalisateur a voulu s'inspirer de "La Piscine" de Jacques Deray ou de "Plein Soleil" de René Clément . Il y a des moments ou il faut savoir rester modeste.

Note: 3,5 sur 10

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"Big Eyes" de Tim Burton .

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L'histoire:

BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail.

 

 

 On est tout d'abord séduit par l'ambiance colorée de la fin des années 50. C'est un régal pour les yeux.

Ce film est  très instructif sur le plan du rapport humain, sur la spéculation dans le monde de l'Art et sur la reconnaissance du talent et de son existence en fonction de celui qui est censé le détenir. Il met également l'accent sur un monde en pleine transformation, sur la société de consommation et la manipulation de masse .

Malgré ses qualités, il manque de l'épaisseur, du souffle à ce film.

Note: 6,5 sur 10.

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"Le journal d'une femme de chambre" de Benoît Jacquot.

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L'histoire:

Début du XXème siècle, en province. Très courtisée pour sa beauté, Célestine est une jeune femme de chambre nouvellement arrivée de Paris au service de la famille Lanlaire. Repoussant les avances de Monsieur, Célestine doit également faire face à la très stricte Madame Lanlaire qui régit la maison d’une main de fer. Elle y fait la rencontre de Joseph, l’énigmatique jardinier de la propriété, pour lequel elle éprouve une véritable fascination.

 

 

Voilà un film admirablement servi par sa photographie, sa reconstitution de l'époque. On a parfois le sentiment d'être dans un tableau. Quant aux comédiens, ils sont tous excellents, y compris les seconds rôles. 

Les costumes sont magnifiques, une histoire forte avec des personnages qui correspondent bien au XIXème siècle.

J'avais peur que ce film de Jacquot ne tienne pas la comparaison avec l'adaptation de Luis Bunel, et bien j'avais tort.  

Note: 7 sur 10.

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 20:41

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Il y a quelques jours disparaissait Andy Fraser, ancien bassiste et compositeur d'un groupe qui a eu son heure de gloire au tout début des années 70, Free.

Rendons à la foi hommage à cet artiste, et aussi à ce groupe parfois sous-estimé.

Alors qu'il n'a pas 12 ans le jeune Fraser est initié au piano puis à la guitare. A 15 ans il se retrouve bassiste de John Mayall .

 

Pendant ce temps Paul Kossoff et Simon Kirke jouent dans un groupe de Rhythm and Blues appelé 'Black Cat Bones'. Alors que les deux compères assistent à un concert d'un groupe nommé 'Brown Sugar', ils sont impressionnés par la performance du chanteur Paul Rodgers. Ils le contactent puis commencent à jouer ensemble, puis décident de former Free.

Alexis Korner, guitariste et parrain de la jeune scène blues britannique, qui a remarqué le potentiel d'Andy Fraser, que ce soit au niveau de son jeu de basse ou bien au niveau de l'écriture, le pousse à rejoindre le trio en manque de cet instrument.

Le groupe donne son premier concert  le 19 avril 1968 . La même année, alors que nos 4 garçons ont entre quinze à dix-sept ans; ils sortent leur premier album, "Ton Of Sobs" .

Le disque rencontre un succès minime mais permet au groupe d'installer un son bien à lui .

Paul Rodgers possède l'une des voix les plus performantes de l'époque. Simon Kirke ne ménage pas sa peine à la batterie. Andy Fraser possède un jeu de basse aérien. Quant à Paul Kossoff (qui aurait fortement inspiré le jeu d'Angus Young), il est tout bonnement flamboyant avec sa Gibson .

Les deux principaux compositeurs du groupe sont Fraser et Rodgers.

En 1969 le groupe sort un album éponyme qui connait un peu plus de succès.

En juin 1970  sort  "Fire and Water", un album qui va casser la baraque en particulier gràce au tube  "All Right Now". Deux mois plus tard, le groupe triomphe devant les six cents mille spectateurs du Festival de l'Ile de Wight . A noter que figure aussi sur ce disque un morceau gigantesque, "Mr Big" (je vous le réserve pour conclure l'article) .

 

A la fin de cette année 70, sort le  quatrième album du groupe,Highway, et malgré d'évidentes qualités artistiques, il sera un échec commercial .

C'est alors qu'éclate des  conflits au sein du groupe. Pour le guitariste Pau Kossof, qui ne se remet pas de la mort de Jimmy Hendrix c'est plus grave, il déprime et sombre dans la drogue.

1971, alors que paraît le seul album officiel Live du groupe, chacun se tourne vers des projets personnels. Mais le peu de succès de toutes ces expériences ajouté aux bonnes ventes de "Free Live"  incitent le groupe à se reformer.

C'est donc tout naturellement qu'ils rentrent en studio pour enregistrer " Free At Last".

Sauf que l'aventure se révèle plus compliquée que prévu avec un Paul Kossoff devenu désormais totalement ingérable à cause des ses problèmes avec la drogue.

Le résultat en est affecté, le disque n'est pas le meilleur du groupe même s'il sera un succès public.

La tournée promotionnelle se passe très mal, toujours à cause de Kossof qui n'assure plus. Face à cette situation Andy  Fraser jette l'éponge pour créer Sharks, en compagnie du guitariste Chris Spedding .

Yamauchi et Bundrick intègrent alors officiellement le groupe . Un dernier album verra le jour de la part du groupe à l'automne 1972, "Heartbraker", un disque plutôt réussi.

Après la séparation, Paul Rodgers et Simon Kirke fondent  Bad Company.  Paul Kossoff crée Back Street Crawler, et Yamauchi rallie The Faces.

Le 19 mars 1976, dans un avion qui l'emmène de Los Angeles à New-York, Paul Kossoff décède suite à des problèmes cardiaques qui ne sont que la conséquence de son addiction à  la drogue.

 En 2005, Paul Rodgers rejoindra le groupe Queen .

Quant à Andy Fraser, installé en Californie depuis la fin des années 70, il se consacre principalement à sa carrière d'auteur. C'est à lui qu'on doit  le tube de Robert Palmer en 1978, "Every Kinda People".

A la fois malade du cancer et du sida, Andy Fraser est décédé le 16 mars dernier à l'age de 62 ans.

Chose promise.....

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 20:42

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Lorsqu'on parle d'Alfred Hitchcock on pense de suite à ces grands films des années 50 et 60 que sont  "Le crime était presque parfait",  "Fenêtre sur cour",  "La Main au collet", L'Homme qui en savait trop", "Vertigo", "La Mort aux trousses", "Les Oiseaux", "Pas de printemps pour Marnie", toutes ces œuvres en couleur que programment en priorité les chaines de télévision, comme si le noir et blanc nuisait à la qualité d'un film.

Pourtant tout au long de son parcours cinématographique, le célèbre réalisateur britannique n'a cessé de revenir  au noir et blanc. C'est le cas lorsqu’à partir de 1950 il tourne une série de 3 films ( "Le Grand Alibi", "L'Inconnu du Nord-Express" et "La Loi du silence"),après ses deux premières œuvres en couleur,  "La Corde"(1948)  et "Les Amants du Capricorne "(1949) .

Il y reviendra encore à deux reprises, avec des films intercalés entre les œuvres cités plus haut, tout d'abord avec "Le Faux Coupable" en 1956, et surtout en 1960 pour  "Psychose" .

J'ai donc décidé aujourd'hui de m’attarder sur quelques unes des œuvres du maître du suspense avant son premier film en couleur, qu'elles soient de sa période anglaise ou hollywoodienne.

On débute avec  "Jeune et Innocent" (1937).

L'histoire:

Une actrice est retrouvée morte étranglée sur la plage. Entraperçu quittant les lieux du crime, un jeune homme est accusé à tort. Il se rend compte rapidement qu'il ne peut compter que sur lui-même pour prouver son innocence...

Avec les "39 marches", "Jeune et innocent" fait partie des meilleurs films de la période anglaise d'Alfred Hitchcock. 

Ce film , bien au-delà de son intrigue, vaut surtout par son humour, et aussi par le charme de ce jeune couple pétillant qui est l'un des plus réussis de l'oeuvre d'Hitchcock .

http://www.enfants-de-cinema.com/2011/films/jeune.html

 

 

 

"Une femme disparaît" (1938)

L'histoire:

Dans un train en provenance d'Europe Centrale, Iris Henderson voyage en compagnie de Miss Froy, une vieille dame britannique comme elle, dont elle a fait connaissance dans un hôtel la veille. Au cours du voyage, Miss Froy disparaît mystérieusement. La jeune femme s’inquiète, mais personne ne veut la croire et l'on tente de la convaincre qu'elle a tout imaginé.

C'est l'avant-dernier film de la période anglaise d'Alfred Hitchcock, celui dont l'immense succès lui permettra de négocier en position de force son futur départ à Hollywood.

La première partie du film est un régal d'humour anglais où s'illustrent quelques moments savoureux présentant les différents protagonistes .

« Une femme disparaît » est aussi une critique sévère d'un monde sourd face à la montée du nazisme en Europe, presque une prophétie des accords de Munich . C'est aussi pour cela que c'est un film essentiel, réalisé en 1938, rappelons-le.

http://suite101.fr/article/-une-femme-disparait--dalfred-hitchcock-a9782#.VRWkpvmG9Ig

"Rebecca" (1940).

Une jeune femme timide  rencontre à Monte Carlo un homme aux pulsions suicidaires . Il s’agit d’un riche veuf anglais qui retrouve le goût de la vie à son contact, l’épouse sur un coup de tête et l’emmène dans sa vaste demeure, la propriété de Manderley, où le souvenir de la première épouse, Rebecca de Winter, décédée l’année précédente dans des circonstances mystérieuses, hante encore les lieux du château. Un château ou se trouve également la troublante et inquiétante Mrs Danvers....

Même s'il s'agit du premier film américain d'Hitchcock, "Rebecca", qui est une adaptation d'un roman de Daphné du Maurier, nous emmène dans une ambiance et un décor typiquement anglais . Les acteurs principaux, Laurence Olivier et Joan Fontaine, sont eux aussi anglais. 

En raison des rapports difficiles entre Hitchcock et son nouveau producteur, le tout puissant David O. Selznick, le réalisateur ne voulu jamais considérer Rebecca comme un véritable  « Hitchcock film » . Il est pourtant l'un de ses sommets. 

http://www.critikat.com/panorama/analyse/rebecca.html

"L'Ombre d'un doute" ( 1943)

L’oncle Charlie vient rendre visite à sa famille en Californie, ce qui met en joie sa nièce, prénommée elle aussi Charlie, avec qui il a toujours entretenu une relation très proche. Mais l’oncle Charlie a quelque chose à cacher, et un malaise s’installe au sein de la famille Newton. Sa nièce ne tardera pas à découvrir son terrible secret.

 Ce qui est le plus captivant dans ce film, ce sont les notions de bien et de mal que l'on constate au travers des deux Charlie (la nièce et l'oncle).

Au niveau de l'interprétation, Joseph Cotten incarne merveilleusement l'oncle Charlie et sa vision très noire et désabusée du monde.

Alfred Hitchcock n'a jamais caché que "L'ombre d'un doute" était une de ses œuvres préférées (et moi aussi ). Ce film est l'un des plus complexes du maître, bourré d’ambiguïté.

Il y a de multiples raisons d'aimer ce film. Un seul petit bémol cependant, sa fin .

http://www.dvdclassik.com/critique/l-ombre-d-un-doute-hitchcock

"Les Enchaînés" (1946).

Miami, 1946. Huberman, un espion nazi, vient d’être condamné. Sa fille Alicia, qui a toujours été fermement opposée aux convictions de son père, est connue pour la légèreté de ses mœurs. Elle est contactée par Devlin, agent des services secrets, qui lui propose une mission qu’elle est seule à pouvoir accomplir : il s’agit de s’attirer les faveurs et la confiance d’Alexander Sebastian, ancien ami du père d’Alicia, qui vit au Brésil et dont la maison est un véritable repaire de nazis. 

Ce film d'espionnage est aussi et surtout une grande histoire d'amour . Comme toujours avec Hitchcock, le scénario est parfaitement orchestré entre tension, suspense et romantisme. Les dialogues sont ciselés et la mise en scène est remarquable et inspirée.  Cary Grant et Ingrid Bergman sont  absolument magnifiques, quant à  à Claude Rains, il est formidable dans son personnage très ambigu . Encore un très grand Hitchcock.

http://www.dvdclassik.com/critique/les-enchaines-hitchcock

Pour la même période on citera les excellents  films que sont "Les 39 Marches", "Correspondant 17", "Soupçons", "Cinquième Colonne", "Lifeboat", "La Maison du docteur Edwardes", et "Le Procès Paradine" 

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 17:23

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Une gueule, un timbre de voix bien particulier,  excellent guitariste,  des mélodies folk teintées de rock, et inversement, ce jeune anglais de 23 ans a tout ce qu'il faut pour que l'on parle de lui pendant de longues années. 

Après plusieurs EP qui l'ont déjà fait connaitre dans son pays d'origine, c'est aujourd'hui avec un premier album très réussi, « Chaos and the calm », enregistré à Nashville, qu'il compte conquérir un public plus large.

Voici ce qu'il dit de sa musique: « J'essaye de conserver le côté humain et intime de ma musique. Ce n'est pas évident de savoir où se situe le bon équilibre, mais ça s'entend tout de suite. J'essaye de faire ressentir des choses aux gens avec mes chansons, et, si j'ai de la chance, de les toucher réellement »

Né le 4 September 1990  à Hitchin en Angleterre, il grandit dans un univers ou la musique est très présente. Il découvre une guitare dans la chambre d'amis et commence à en jouer dès l'age d'11 ans. Il écrit ses premières chansons à 15 ans. Il continue de jouer de la musique tout en étant barman. 

A la maison, maman était en haut qui écoutait Ray Charles, Aretha Franklin et Michael Jackson . Papa était en bas qui baignait dans Fleetwood Mac, les Rolling Stones et Bruce Springsteen .

Plongé dans une telle ambiance, le rejeton n'avait pas le droit à l'erreur. Ajoutons-y une sensibilité et les qualités citées plus haut, et vous aurez le résultat suivant....

 

"Hold back the river "

 

 

" Let it go"

 

 

"If you ever want to be in love"

 

 

"Scars".

 

 

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